France's President Nicolas Sarkozy (R) is welcomed by Algeria's President Abdelaziz Bouteflika at his arrival at Algiers airport on the first day of a three-day official visit, December 3, 2007.    REUTERS/Eric Feferberg/Pool  (ALGERIA)

Sarkozy, Macron et l’Algérie : la continuité dans le double langage.

« N’essayons pas de bâtir une amitié artificielle avec des dirigeants algériens qui utilisent systématiquement la France comme bouc émissaire pour masquer leurs propres défaillances et leur déficit de légitimité. Ils la refuseront toujours. Ils ont trop besoin de détourner l’attention de l’échec dans lequel ils ont plongé leur pays en accusant régulièrement la France de tous les maux. » écrit Nicolas Sarkozy dans le nouveau tome de ses mémoires.

L’ancien président de la République, condamné en mai dernier à de la prison ferme pour corruption, joue à nouveau le rôle du patriote intransigeant. Cette comédie qui lui avait valu d’être élu en 2007… Revenir Pour ne Rien faire (RPR), c’est une constante de cette droite-là. Sur ce naufrage programmé, on relira les pages de Patrick Buisson dans La Cause du Peuple.

Au sujet de l’Algérie, rappelons ces paroles de l’intéressé, à peine élu à la présidence, lors d’un déplacement à Alger en décembre 2007 où il fut chaleureusement reçu par Bouteflika : « Le moment est venu de confier à des historiens algériens et français la tâche d’écrire ensemble cette page d’histoire tourmentée pour que les générations à venir puissent, de chaque côté de la Méditerranée, jeter le même regard sur notre passé et bâtir sur cette base un avenir d’entente et de coopération ».

Le gaullisme est une maladie incurable.

Pour espérer un quelconque redressement, il faut en débarrasser la politique française. N’en laisser qu’une galerie au sein d’un musée du mensonge et de la trahison.

Yann Baly

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