Le gouvernement des juges

Auteur: Jacques Bompard

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Le gouvernement des juges

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Le gouvernement des juges de Jacques Bompard Jacques Bompard a toujours eu le mérite de parler et d’écrire clairement et lorsque nécessaire, fortement. Son dernier livre ne rompt pas avec cette saine habitude, et d’autant moins que cette fois, comme l’exprime la première phrase de son prologue : « Ce livre est d’abord un cri de colère. » Le lecteur n’aura pas de difficulté à comprendre pourquoi cette colère, le titre même du prologue le dit : « Tout a commencé par une injustice. » En l’occurrence, l’injustice est d’abord celle qui l’a frappé en mettant fin si partialement à son mandat de maire pour un motif que les lecteurs apprécieront… Injustice que partagera son épouse Marie-Claude, pour sa part maire de Bollène de 2008 à 2020 et non réélue alors en raison de ce que Jacques Bompard qualifie élégamment « d’errements judiciaires ». Ce n’est que dans la troisième partie de son ouvrage, qui en compte cinq, que ce dernier fait le récit de ce qu’il appelle « l’histoire judiciaire des mairies d’Orange et de Bollène ». En effet il a jugé bon, avec raison, de situer le contexte de cette histoire par une première partie titrée : « État des lieux de la justice française ». Un très bon panorama de l’ensemble de la question. Jacques Bompard traite bien sûr de l’idéologisation partisane de certaines fractions de la magistrature, précisant bien qu’il ne met pas tous les magistrats dans le même sac. Il livre ensuite, dans une seconde partie, son clair diagnostic des principales maladies qui rongent notre système judiciaire. Ceci posé, il conte alors dans la troisième partie au cœur de son ouvrage tout ce qui a légitimé sa colère et celle de son épouse. Les lecteurs de Reconquête partageront volontiers leur juste indignation. Ils apprécieront particulièrement le récit des relations de la mairie de Bollène avec la nouvelle mosquée salafiste, celle des Frères musulmans. Vient ensuite l’évocation de la provocation de l’association Mousse (qui poursuit par ailleurs Bernard Antony). Cette organisation panhomosexuelle créée à Sciences-Po Paris crut bon de poursuivre Marie-Claude Bompard. Elle avait déclaré qu’en raison de sa conception de la famille elle ne marierait pas elle-même un couple de deux femmes mais délèguerait cela à une autre élue. Jacques Bompard écrit : « Le mariage homosexuel n’apporte rien de plus qu’un accord devant notaire et les maires représentant l’État ne sont pas indispensables, sur de tels dossiers. » Mousse fut heureusement déboutée de sa plainte provocatrice. Passant ensuite du cas particulier de la justice en Vaucluse à un bref panorama de la justice dans le monde, Jacques Bompard évoque notamment, non sans humour au deuxième degré, la justice chinoise « rapide et dissuasive ». En effet ! Il ne l’a certes pas qualifiée de « modèle ». Il nous apprend que 42 infractions pénales sont passibles de la peine de mort en Chine et que les procès sont rapides et donnent lieu à 95 % de condamnations… C’est, écrit-il, d’une efficacité redoutable et pour être allé en Chine il a vérifié que cela avait pour effet que « le sentiment d’insécurité y est quasiment inexistant ». De même, consacrant de judicieuses pages à un exposé sur la charia et ses châtiments plutôt rudes, fait-il observer que si cette législation ne lui paraît pas « être conciliable avec nos canons de la justice occidentale », l’on peut constater que les résultats sécuritaires en terre d’islam sont relativement efficaces. Voilà pourquoi sans doute les délinquants issus de l’immigration ne veulent surtout pas être jugés dans leur pays d’origine…

Bernard Antony

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